Richard
Swan - The Tyranny of Faith - Orbit
Après avoir combattu et vaincu dans le premier tome de la
trilogie de l’Empire du Loup la rébellion de Wenstenholtz et Naumov
grâce à l’aide des troupes du baron Hangmar, la petite troupe quitte
Val-de-Gale et se met en chemin en direction de la capitale Sova. Le bilan est
lourd, Justice August est en état de mort cérébrale, Claver qui a acquis
les pouvoirs magiques du Magistratum
cédés par Kadlec s’est enfui, Bressinger a perdu un bras et Sir Konrad Vonvalt
est malade. L’ex shérif de Val-de-Gale Sir Radomir s’est joint à eux. A Gulich
ils ne trouvent pas le prince Gordan, l’un des fils de l’Empereur. A la tête de
la 16e légion il est parti en direction de Roundstone et Seaguard
afin d’écraser le reste des troupes de Naumov.
A Sova Sir Konrad Vonvalt fait arrêter Le Maitre du
Magistratum Kladec mais alors qu’il compte poursuivre Claver, l’Empereur lui
demande de retrouver son petit-fils enlevé contre une demande de rançon. Une
chausse-trappe qui en annonce d’autres et va précipiter le désormais Lord
Préfet et ses compagnons dans une série d’impasses et de fausses pistes. Quant aux grimoires dérobés dans le sanctuaire du Magistratum ils laissent présager des combats sur le terrain de la nécromancie.
Ce deuxième volet s’avère beaucoup plus complexe et
dramatique que le précédent. La linéarité de l’intrigue en fait un page-turner
efficace où chaque chapitre semble amener les protagonistes à leur point-limite
car tout semble désespérance dans ce second livre. La Justice des Rois
laissait entrevoir quelque espoir sur le devenir de l’Empire. Mais The
Tyranny of Faith largue les personnages dans un puit sans fond. Il y a
quelques scènes de remplissage comme ces épisodes de tension entre les membres
du groupe mais cela n’affecte pas le rythme du récit. Celui-ci met en exergue la
complexité et l’intensité croissante des relations entre Sir Konrad Vonvalt et
Helena Sedanka, ex greffière devenue une guerrière à part entière.
Les subtilités de la common law n’ont plus court ici. Les
juges sont les exécuteurs, les chambres de torture comme celle du Preneur de
vérité ne chôment pas, l’Empereur est invisible et impuissant. Qu’est-ce qui
pousse Sir Konrad et Helena à continuer le combat ? En attendant la conclusion
du cycle, laissons parler l'héroïque Gimli du Seigneur des Anneaux:

8 commentaires:
Un puits?
Dans un échange avec X, je m'étonnais d'avoir aimé "La justice des rois", un roman assez violent et sanglant mais combien addictif et bien mené. Je concluais en écrivant : se connaît-on soi-même ? Et j'étais dans l'attente de la suite puisque c'est une trilogie de Richard Swan. Voici donc grâce à cette nouvelle proposition de Soleil vert mon vœu réalisé. Je vais relire le billet et les commentaires de "La justice des rois" puis je vais commencer par relire ce nouveau billet, ouvrir le lien et commencer la lecture du livre.
Ce roman est-il traduit en français ?
Apparemment, n'existe pas traduit en français comme le précédent "La justice des rois".
Il est probable que les tomes 2 et 3 ne soient pas traduits au vu des faibles ventes du premier.
Donc vous êtes bilingue, bravo. Moi, pas suffisamment pour tenter la traversée du livre. Mais le billet est intéressant. Au moins, on sait la direction de la suivre. Merci.
Dans "La justice des rois", j'avais beaucoup aimé que la narratrice soit une femme vieillissante se souvenant de ces années où elle avait vu l'éthique de son maître mise à mal par une "justice" vengeresse et expéditive.
L'histoire révélait également cette lutte incessante entre la mainmise du clergé ("l'Inquisition" et ses bûchers ) et l'utilisation par les rois des sortilèges, de la magie, des superstitions, de la peur aussi des massacres, des guerres qui affamaient les populations.
Cette femme était en sa jeunesse d'une intrépidité sympathique.
Une grande beauté aussi des paysages traversés.
Le temps d'une lecture j'ai quitté l'evanescence des récits de Modiano, ma tapisserie de Bayeux...
Je ne suis pas bilingue je me débrouille avec les outils à ma disposition. La narratrice est toujours la même. BAV
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