vendredi 24 juillet 2026

Destination Soleil

William Alexander - Destination Soleil - L’Atalante

 

 



Peut-on écrire un roman américain dont le héros transporte du courrier, des colis ( et même un cadavre) sans transformer le récit en clip publicitaire de deux heures comme cela fut le cas pour le film Seul au monde ? La réponse est oui. Oh surprise, à trois reprises l’auteur et son traducteur mentionnent l’existence de Receveurs des Postes, espèce disparue dans nos contrées avec l’extinction du Service Public.

 

Cette particularité (clin d’œil à mon paternel) ne fait pas de Destination Soleil une rétrofiction. Tova Lir, quoique d’illustre famille, est un courrier de troisième classe prudente mais pas téméraire, opérant dans le système solaire,. Elle occupe son temps libre en babysittant des bébé-bots. Alors qu’un évènement catastrophique secoue Luna, sa destination, elle recueille dans l’espace la dépouille d’un courrier de première classe et se fait aussitôt pourchasser par une tueuse. Elle parvient à s’en défaire. Accueillie sur place par l'une de ses mères, haute responsable de Luna (l’autre est décédée), elle repart aussitôt sur Mercure afin d’enquêter sur le meurtre de son collègue avec l’aide de ses bots déglingués ou non.

 

Plaisant, sans prétention, limite roman-jeunesse, avec un détour du côté de Varley et Shakespeare, Destination Soleil se lit et se digère rapidement. What else ?


Aucun commentaire: