William Alexander - Destination
Soleil - L’Atalante
Peut-on écrire un roman américain dont le héros transporte
du courrier, des colis ( et même un cadavre) sans transformer le récit en clip
publicitaire de deux heures comme cela fut le cas pour le film Seul au monde ?
La réponse est oui. Oh surprise, à trois reprises l’auteur et son traducteur
mentionnent l’existence de Receveurs des Postes, espèce disparue dans nos
contrées avec l’extinction du Service Public.
Cette particularité (clin d’œil à mon paternel) ne fait pas
de Destination Soleil une rétrofiction. Tova Lir, quoique d’illustre
famille, est un courrier de troisième classe prudente mais pas téméraire,
opérant dans le système solaire,. Elle occupe son temps libre en babysittant
des bébé-bots. Alors qu’un évènement catastrophique secoue Luna, sa
destination, elle recueille dans l’espace la dépouille d’un courrier de
première classe et se fait aussitôt pourchasser par une tueuse. Elle parvient à
s’en défaire. Accueillie sur place par l'une de ses mères, haute responsable de
Luna (l’autre est décédée), elle repart aussitôt sur Mercure afin d’enquêter
sur le meurtre de son collègue avec l’aide de ses bots déglingués ou non.
Plaisant, sans prétention, limite roman-jeunesse, avec un détour du côté de Varley et Shakespeare, Destination Soleil se lit et se digère rapidement.
What else ?

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