Jean-Pierre Andrevon - Le Désert du monde - Le Bélial’- Archive du Futur
Un homme sans nom et sans passé s’éveille un matin dans la
chambre d'une maison inconnue. Il n’a aucune idée de son identité ni des
circonstances qui l’ont jeté en ce lieu. Un silence total, mortel règne. Une
lente et anxieuse exploration des autres pièces aboutit au même constat :
il y a des cadavres partout. Dehors, dans le village, la même scène se répète.
Dans les boutiques gisent des commerçants, des clients. Que s’est-il passé ?
Des détails intrigants le frappe. Dans le Café, les bouteilles sont vides et
les étiquettes illisibles. Dans la Boucherie, la viande n’a pas d’odeur. Plus
étrange encore, les mouches n’envahissent pas cette avalanche de corps sans vie.
Puis soudain apparaissent des rats. Ils déferlent partout et s’attaquent à la
chair humaine. L’homme sans nom, affolé, se retranche en vain dans une pièce.
Alors qu’il sombre dans l’inconscience, des voix off, les mêmes qui
précédèrent son réveil, s’élèvent…
Au sein de sa toute nouvelle collection « Archive du
Futur » Le Bélial’ réédite Le Désert du monde, un des meilleurs
roman de Jean-Pierre Andrevon paru en 1977 en Présence du futur. L’illustration
de couverture s’inspire du millésime 1984 et les dessins de l’auteur ont été
repris. « Le plan de la ville a été refait, et confié à Nicolas Fructus. »
(Olivier Girard). C’est l’occasion pour une nouvelle générations de lecteurs de
découvrir un univers Dickien à la française.
Avec l’irruption de Marie-Françoise au cours de la seconde
partie, le récit prend un nouveau départ sous les auspices de la fameuse short
short story de Fédric Brown (« Le dernier homme sur terre était assis
dans une pièce. On frappa à la porte. »). Les rongeurs et les squelettes
ont disparu, quelques oiseaux traversent le ciel de porcelaine. Philippe - car le
personnage finit par avoir un prénom - partage désormais ses rêves et ses prémonitions
avec une femme subitement apparue dans un hôtel. Mais comment édifier un
quotidien dans un monde absurde réduit à un village de quatorze maisons
ceint par une brume infranchissable ? La vérité entrevue dans leurs songes
communs finira par éclater.

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