mercredi 21 février 2024

A la recherche de Howard Waldrop

Nouvelles

 

 

Les textes courts de Howard Waldrop n’ont pas fait l’objet de beaucoup de publications en France : un recueil en Présence du futur de 1990, quelques nouvelles éparpillées dans les anthologies Univers de Jacques Sadoul ou de Georges R.R Martin entre autres. La plus célèbre « Les vilains poulets » (The ugly chikens) côtoie dans Univers 1982 « La grotte du cerf qui danse » de Clifford Simak que Pierre Paul Durastanti avait remis en lumière dans le recueil Voisins d’ailleurs. Deux histoires de créatures surgies du Passé, décimées ou supplantées par l’Homo sapiens. Et deux sacrés récits.

 

Intéressons-nous au premier. Il met en scène un ornithologue du nom de Paul Lindberl. Dans le bus qui l’emmène à l’université du Texas une vieille dame affirme avoir vue dans sa jeunesse une des bestioles illustrant son ouvrage sur les espèces disparues. Il s’agit d’un dodo, oiseau mythique des iles Mascareignes. C’est le point de départ d’une traque qui mènera Lindberl au nord du Mississipi et, ironie du sort, aboutira à l’ile Maurice. Plus que l’humour noir de ce petit chef d’œuvre, le travail documentaire préparatoire impressionne. On apprend que des dodos fréquentèrent les cours européennes au XVIIIe siècle ce qui n’eut pas pour effet, hélas, d’infléchir leur destin d’hécatombe.

 

Le recueil Mes chers vieux monstres publié en 1990 en Présence du futur contient dix textes :

- L'Horreur, nous avons ça (Horror, we got, 1979) 
- Le Gorille secret du Dr Hudson (Dr. Hudson's secret gorilla,1977)
- Gentian, l'Homme-Montagne (Man-Mountain Gentian, 1983)
- Ainsi va le monde... (The world as we know't, 1982)
- Ces chers vieux monstres (All about strange monsters of the recent past, 1980)
- Flying saucer rock and roll (Flying saucer rock and roll, 1985)
- Lui-Que-Nous-Attendons (He-we-await, 1987)
- Mary Margaret la Niveleuse (Mary Margaret road-grader, 1975)
- Légataires de la Terre (Heirs of the perisphere, 1985)
- Ce soir dorment les lions (The lions are asleep this night, 1986)

 


La moitié vaut le détour. « L’Horreur, nous avons ça » raconte l’effort radical entrepris par une diaspora juive munie d’une machine temporelle pour s’attaquer à l’antisémitisme. Comment ? En donnant vie et corps aux vieux démons, par exemple aux insanités décrites dans Les Protocoles des Sages de Sion et en partant à la conquête du monde. Waldrop raconte avoir effectué une lecture publique de cette nouvelle en s’attendant à chaque instant à voir voltiger des pavés. Quant à moi, après en avoir vérifié la date de publication, je me suis précipité sur le contenu prévisionnel de The last dangerous visions, mais « L’Horreur, nous avons ça » n’y figure pas. C’était pourtant la vision dangereuse par excellence.

 

Dans « Ainsi va le monde… » une équipe de chimistes ou d’alchimistes n’ayant pas eu vent des travaux d’Antoine Lavoisier sur la combustion, tente d’isoler le phlogistique – « un fluide particulier, qu'on supposait inhérent à tout corps et qui était censé produire la combustion en abandonnant ce corps”. Résultat, la fin du monde, et un bon récit ayant nécessité des semaines de préparation.

 

Le jeune Leroy vit à New-York à la marge, réfugié le plus souvent chez son frère. Il a deux passions, la musique, qu’il pratique au sein d’un groupe vocal « Les Kool-Tones », et les soucoupes volantes. On est en 1966 et les Beatles, Rolling Stones et Animal ne pèsent pas lourd à ses yeux face à la Motown. Un jour son groupe désireux de s’isoler pour répéter, s’aventure sur le territoire des « Bombers » une bande qui elle a réussi à publier un disque. L’affrontement inévitable se transforme en une nuit de joute musicale cependant que les soucoupes volantes débarquent. Le lecteur du réjouissant « Flying saucer rock and roll », inspiré d’une chanson de Billy Lee Riley & The Little Green Men a aujourd’hui grâce à Internet, la possibilité de ressusciter « The Contours », « Frankie Lymon et les Teenagers » et autres « Drifter » « Crows » ou « Token », tous mentionnés dans le texte.

  

1500 ans après un ou des évènements que l’on suppose apocalyptiques, une usine de fabrication de robots pour les parcs d’attraction Disney se remet à fonctionner temporairement le temps de sortir trois exemplaires.  Sans doute méfiant sur la question des droits (voir la préface de « Flying saucer rock and roll »), Waldrop ne les nomme pas, mais on reconnait tout de suite les figures de Dingo, Mickey et Donald. Dotés d’une IA rudimentaire, ils rentrent en contact avec un satellite qui les dirigent vers un cylindre de survie à 18 000 km de là. Le sympathique « Légataires de la Terre » évoque l’anime Wall-E et « Leçon d'histoire » une nouvelle d’Arthur C. Clarke.

  

« Ce soir dorment les lions » est peut-être la plus forte fiction du recueil. Son héros, un enfant encore, pratique l’école buissonnière, effectuant régulièrement un détour par le marché d’Onitsha, une ville portuaire du Niger. Il s’y tient une foire aux livres (Onithsa Market Literature) et Robert Oinenke saute de temps à autre un repas à la cantine pour s’en offrir quelques-uns. Pire il utilise un des cahiers achetés par sa mère pour rédiger une pièce de théâtre en cachette. Grand lecteur de romans anglosaxons, de théâtre élisabéthain, de réflexions sur les puissances colonisatrices, son cerveau absorbe tout comme éponge. La force de la narration ne vient pas d’une diatribe anticoloniale mais d’un renversement de l’Histoire. Car Robert puise dans la littérature occidentale les matériaux nécessaires, au service, de la conception de sa pièce inspirée d’une légende africaine.

  

Pour le reste « Le Gorille secret du Dr Hudson » est un texte très basique de transplantation de cerveau d’un homme dans celui d’un gorille, « Gentian, l'Homme-Montagne » évoque l’univers des sumotoris. « Ces chers vieux monstres » ressemble à un mauvais tournage d’envahissement de bestioles géantes, « Lui-Que-Nous-Attendons » pourtant fruit d’une longue préparation évoque un de ces innombrables films sur l’Egypte comme La momie, et « Mary Margaret la Niveleuse » ressemble à un Mad Max où s’affronteraient des engins de chantier, et là on est loin du compte du Killdoser de Théodore Sturgeon.




39 commentaires:

Anonyme a dit…

La préparation des récits est-elle deduite, ou mentionnée dans un para texte?

Soleil vert a dit…

Mentionnée dans une mini-préface qui ouvre chaque texte

Christiane a dit…

J'ai parcouru le net à la recherche d'Howard Waldrop .
J'ai lu "Histoire d'os", il y a quelques semaines et j'en resterai là pour les nouvelles.
Donc, l'homme... il était très aimé, très présent dans le milieu littéraire de la science-fiction. Mathématicien... Féru de pêche ( ça SV l'a signalé).
Il écrivait dans cesse, inlassablement, pour mettre au monde ces histoires, ces personnages. Faisait beaucoup de recherches, parfois pendant plusieurs années pour mener à bien ses contes, surtout en Histoire ou en sciences. Son enfance dans une famille pauvre est touchante. C'est dans un petit cinéma où il attendait de longues heures qu'il a pris le goût d'inventer des histoires. Était simple, facile à approcher, de bon tempérament aimé, ce qui n'est pas rien.
Donc un homme sympathique. Un auteur américain, encore... passionné de science-fiction.
Pourquoi toutes ces fictions plantées sur une vision d'extinction de la planète Terre et des êtres humains ? Comme si tous ces écrivains américains n'espéraient plus dans les années à venir, désespérant du genre humain... Espoir et désespoir ne pouvant se dépasser, provisoirement que dans la fiction, en accumulant les si...

Christiane a dit…

Mon antidote, ce très beau film où je me suis ressourcée :

https://www.rts.ch/info/culture/cinema/12886660-le-chene-un-documentaire-dune-nature-eminemment-poetique.html

Soleil vert a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
Christiane a dit…

Merci pour cette page émue d'Histoire qui ouvre aux efforts de ces femmes de ces hommes qui par leurs recherches firent succéder aux désastres de la dernière guerre mondiale un espace d'amitié fructueuse. Et surprise de vous trouver, Soleil vert, actif dans ces recherches.
Étonnement de découvrir en cliquant sur la colonne de droite sur le nom de René Peyre un blog ignoré d'une richesse incomparable.
La mémoire de Marcel Achard est une page fascinante.
Et ces fleurs si délicates, sans légende, qu'évoquent-elles ?
Qui est le signataire de nombreux billets ?
Vous n'en finissez pas de m'étonner...

Christiane a dit…

Il y a un lien très fort avec l'émouvante marche qui accompagna le couple Manouchian jusqu'au Panthéon.

Christiane a dit…

Marc Allobroge

Anonyme a dit…

« Comme si tous ces auteurs américains n’espéraient plus ». Là dessus , il y eut l’effet Guerre Froide, qui, des Chroniques Martiennes au Lendemain de la Machine inclinaient au pessimisme. Cela dit, les Américains sont nos maîtres parce qu’ils ont su trouver et acclimater cette littérature, qui, chez nous , n’ à guere donne initialement que Jules Verne, Maurice Renard et quelques autres. Il y aura une SF française, d’abord dans le sillage de l’ Americaine - l’école FleuveNoir, puis s’en démarquant. Mais pas l’équivalent de la floraison d’outre Atlantique, ou d’ Outre Manche, qu’il faudrait aussi ne pas oublier. MC

Anonyme a dit…

Soleil Vert me corrigera, mais il y a aussi ce côté littérature pour ados, revendique par des maîtres qui ont appris à écrire dans les pulps, revues qui des années 1920 à mettons les années 1950 , ont beaucoup fait pour la SF…

Anonyme a dit…

MC

Christiane a dit…

Oui, en France c'est plutôt le fantastique mâtiné de polar.

Anonyme a dit…

C’est vrai mais il y a des exceptions !

Christiane a dit…

Les soirs sont bons qui engrangent les pensées du jour.

Le corps de Navalny a été rendu à sa mère.

Christiane a dit…

Jules Verne nous tire un peu vers la littérature d'imagination scientifique, vers le fantastique. Nemo et son Nautilus mont longtemps hantée...

Soleil vert a dit…

Tout ça c'est vrai. Il y a eu en France une littérature conjecturale, le "merveilleux scientifique" qui grosso modo va de Jules Verne à Maurice Renard et qui va disparaitre progressivement à l'aube des années 50.A la meme époque, enfin à partir les années 40, va émerger, exploser la science-fiction américaine dont la diffusion sera facilitée par les pulps. Coté français on va suivre le mouvement, pas avec la même ampleur et vous verrez apparaitre les auteurs du Rayon fantastique, puis Barjavel et tutti quanti. L'édition hexagonale a vraiment bien marché dans les décennies 70 et 80, mais aujourd'hui (toujours en France) ça stagne, multiplication des collections mais ventes très moyennes.

Christiane a dit…

Merci, Soleil vert, pour ces précisions.

Christiane a dit…

Mais qu'est-ce que des "pulps" ?

Anonyme a dit…

Des magazines contenant des histoires. SV

Christiane a dit…

Merci, SV. Drôle de mot...

Christiane a dit…

Pour Rose.
Donc vous semblez désemparée par le roman d'Hervé Le Tellier, "L'anomalie".
Il vous manque peut-être la lecture de quelques romans de science-fiction. Soleil vert a considérablement ouvert la façon d'explorer les "si" de mon imagination !
Déjà ma relation au réel était ébranlée par les nombreuses questions que je me posais mais avec la lecture d'une bonne cinquantaine de bons romans ou nouvelles SF choisis par Soleil vert, j'ai appris à jouer avec le Temps.
Ainsi dans ce roman Le Tellier joue. Comme il a dû s'amuser une fois lancé dans son aventure d'écriture ! Son humour frôle le vôtre....
Le pari qui m'a plongée dans une méditation intéressante : que ferions-nous si , par une torsion du temps ou par un jeu de mondes parallèles, nous nous trouvions face à nous-mêmes mais séparés par un espace de temps. Choisissez celui que vous voulez. Une des deux saurait par avance ce qui va arriver à l'autre puisqu'elle l'aurait déjà vécu. Pourrait-elle changer quelque chose de ce qui est arrivé ? Peut-on changer le passé ? Peut-on enfin mettre en œuvre une de nos rêveries préférées commençant par : si ce jour-là j'avais fait un autre choix, que serait devenu ma vie ?
Si maintenant vous multipliez cette "anomalie" par un nombre choisi par Le Tellier de passagers, imaginez l'imbroglio sur terre....
C'est presque un jeu de fractales comme les aimait Sergio.
Imaginez puisque chaque chapitre correspond à l'histoire d'un passager que Le Tellier vous ai choisie pour être un des passagers. Vous arrivez dans un monde où vous rencontrez Rose quelques mois, quelques années avant aujourd'hui. Elle ne sait pas ce qui va arriver à des gens qu'elle aime....Que feriez-vous ? Que lui diriez-vous ? Changeriez vous quelque chose dans ses décisions ? Vous montreriez-vous à elle ?
Bien à vous ( comme dirait MC.)

Christiane a dit…

vous ait choisie

Soleil vert a dit…

A venir, encore de la SF, une uchronie conseillée par Bloom et au milieu de tout ça, La papeterie Tsubaki d'Ogawa Ito que l'on m'a prêté (ée ?)

Christiane a dit…

Bonsoir, Soleil vert. Ouh là, vous avez traversé un ouragan. Je riais car vous n'êtes vraiment pas un habitué des jurons ! Mais la colère sur les blogs ne peut s'exprimer que par des mots...
Bon revenons aux livres que vous aimez, à votre blog, à vos lectures.
Paul Edel nous annonce un silence à venir. JJJ lui a répondu avec coeur. Qui sait ce qu'il affronte hors les mots... Courage à lui. Je n'imagine pas un monde sans son écriture.
Bonne soirée.

Christiane a dit…

Nous avons écrit en même temps...
Heureuse de cette annonce.

Anonyme a dit…

Si vous laissez la place au monument d’impudence nommé Marie Sasseur, le blog concerné risque encore d’y perdre. Je l’ai dit . Réfléchissez. MC

Soleil vert a dit…

Merci MC de votre gentillesse.

Christiane a dit…

Il semblerait que cette femme écrivain ait réalisé là, un chef-d'œuvre poétique. L'histoire de cette jeune fille reprenant la charge d'écrivain public de sa grand-mère traduit avec beaucoup de délicatesse les désirs des hommes et des femmes qui veulent envoyer une lettre. Mais ne savent pas écrire . J'imagine qu'elle est callygraphe, qu'elle sait recevoir peut-être avec un thé. Vous aller oublier la rustre Sasseur qui n'écrit que des bêtises des qu'elle sort d'un lien wikipédia.
Restez longtemps ce chroniqueur doué pour nous faire découvrir tant de livres. Je vais rechercher la chronique d'Epépé qui nous avait révélé ce livre admirable..
Moquez-vous des jugements erronés de ce personnage virtuel qui ne sait qu'insulter, insinuer des bassesses. Et allez si vous le supportez écrire sur ce blog cher à Passou car ce que vous écrivez est important. Maintenant si vous en avez assez de croiser cette mégère, vous avez ici une maison rare à votre image et la littérature a bien besoin de vos chroniques de l'imaginaire fantastique et de la profondeur de vos analyses.
Je crois qu'il fait nuit. Mes livres m'auront conduite dans un pays où le Temps est accueillant. Bonne nuit, donc.

Christiane a dit…

calligraphe

Christiane a dit…

Epépé... Chronique passionnante pour un livre que j'ai lu plus tard et évoqué sous un autre billet de vous.

https://soleilgreen.blogspot.com/2013/12/villes-etranges-2.html

Christiane a dit…

vous allez

Anonyme a dit…

Je vous copie colle un message laissé à votre intention sur la RDL. Des fois que vous n'iriez plus le visiter... Ce que je n'espère pas, SV ! Bien à vous,
------------------
Janssen J-J dit: à
Merci à Alexia et closer pour avoir réexhumé Epépé.
Christiane en a recherché une recension chez Soleil Vert, et la voici…
https://soleilgreen.blogspot.com/2013/12/villes-etranges-2.html
Notre ami erdélien a tort de nous déserter, à cause de la morue… On va pas la laisser gagner icite, bordel ! Voilà donc en ces termes galants, les seuls de son niveau, ce que j’ajouterais aux encouragements de Christiane et à ceux de MC, y compris de tou.tes celles et ceux qui estiment votre blog et vos interventions ici-même. Restez avec nous autres, voyons donc, les compagnies agréables sont si rares. Merci à vous SV, je vous souhaite une bien belle journée, sans furoncles sur le fumier (JE, 26.2.24, 9.45)

Christiane a dit…

Ah, je suis bien contente de découvrir le voyage de votre chronique sur la RdL. JJJ a eu une très bonne idée.
Rares sont les approches aussi pertinentes sur ce roman de Karinthy, "Epépé.
Ils vont se régaler !
Encore bravo, Soleil vert.

Soleil vert a dit…

> Christiane :Une version modifiée de mon article (sans les considérations personnelles et renommée "Quel avenir pour les relations franco-allemandes ?") devrait être publiée dans le journal de l'Union Française des Associations de Combattants et Victimes de guerre.

Christiane a dit…

C'est une bonne décision de leur part. L'article donne des bases solides à l'espérance. Surtout en ce moment où l'Europe se cherche...

Anonyme a dit…

Soleil Vert,si je puis me permettre ne vous exposez pas trop sur le blog avec ce qui ressort du privé.
Cordialement

Christiane a dit…

Très sage conseil....

Soleil vert a dit…

Fait

Christiane a dit…

Ce livre , "La papeterie Tsubaki " d'Ogawa Ito que l'on vous a prêté m'évoque un film poignant : "Le Facteur" / "il postino" ,
tourné dans l'île de Salina. Une petite île dans le sud de l'Italie.
Un facteur inoubliable , Mario, interprètè par Massimo Troisi (mort le lendemain du dernier jour du tournage) que j'ai aimé
retrouver dans ce film et par Philippe Noiret, superbe, dans le rôle du poète chilien, Neruda, en exil sur l'île.
L'un des plus beaux films des annèes 90 que j'ai vu.
Le facteur, un être simple, naïf, amoureux qui découvre la poésie, l'écriture - d'abord pour charmer sa belle...- auprès de Neruda. Puis qui essaiera d'écrire des poèmes pour le plaisir de créer. Neruda est reparti. Il les lui envoie...
La fin terrible de l'attente d'une lettre qui ne viendra jamais, une fois le poète Neruda reparti, un peu oublieux de cette belle et profonde amitié.
Un écrivain en exil qui apprend à écrire à un être vulnérable puis l'oublie... et les poèmes de Mario ne seront jamais publiés Une fin désenchantée....
Les deux grands acteurs sont parfaits.
L'île inondée de soleil, la mer, les rochers... Beauté âpre, inoubliable.
C'est Radford le réalisateur que je connais peu.
Connaissez-vous ce film ?