[1] A noter aussi que cela correspond aussi à la vie privée
de l’auteur lors de la rédaction du roman, qui vivait à l’époque avec sa femme
[une poétesse] et son amant à lui [DELANY est bisexuel], à qui le livre est
dédié.
LES POUVOIRS DE LA LANGUE
POUVOIR
SUR LA PENSEE...
« « Paramètre. » Ce
n’était pas une voix, même lorsque Paramètre eut repris un peu plus de
conscience. C’étaient des mots qui se formaient dans sa tête, comme des pensées
mais pas les siennes propres » Dans le roman de John VARLEY, "Le canal
Ophite", l’héroïne du récit Lilo, se lit d’amitié avec un symbiote. Ces
êtres doubles, formés de la fusion d’un humain et d’un végétal vivent dans les
anneaux de Saturne, c’est-à-dire dans des conditions extrêmes ou cette forme de
collaboration permet à l’être humain de survivre hors de son milieu naturel.
Mais il y a plus ; le végétal s’installe aussi dans le système nerveux de son
hôte et devient pensant. Deux pensées cohabitent donc sous un même toit C’est
un thème que l’on retrouve aussi par exemple dans "Le torrent des
siècles" de Clifford
SIMAK.
Mais il n’y a pas que les symbiotes qui transmettent et
perçoivent les pensées en s’affranchissant de la parole et de l’écriture. C’est
avant tout, en SF, le privilège
[ou le drame] des télépathes, comme ceux
de "L’homme démoli" de Alfred
BESTER, ou comme David Selig dans
"L’oreille interne" de Robert
SILVERBERG. La SF aborde en permanence ce
vieux problème philosophique :
existe-t-il une pensée en dehors du langage ?
…DONC
POUVOIR SUR LA SOCIETE
Les habitants de la planète Pao, dans l’ouvrage de Jack
VANCE , "Les langages de Pao", sont des êtres paisibles supportant
avec résignation les tyrans qui les gouvernent. Cet état d’âme se reflète dans
un langage ne comportant « ni verbes, ni adjectifs, ni formes comparatives ».
Il s’agit d’une langue polysynthétique dans laquelle la complexité des
significations est traduite dans les modifications et extensions de mots, et
non dans l’élaboration de phrases comprenant des séquences sujet + verbe +
complément.
Ainsi il n’existe pas d’acte de langage [comme par exemple
la phrase « je te blesse »] dans le paonais. Si bien que quand leur souverain «
le Panarque » est tué et que leur planète est envahie sans résistance, le fils
de celui-ci décide, sous l’impulsion d’un « sorcier », de modifier l’esprit de
ses compatriotes pour organiser la résistance. Cinq nouvelles langues sont
créées, destinées à transformer les doux paonais en guerriers, scientifiques,
marchands... Les formes linguistiques de type isolatif seront préférées aux
formes polysynthétiques.
Au bout du compte, la planète retrouve sa liberté, mais il
faudra l’invention d’un dernier langage le « pastiche », pour réunifier toutes
les composantes de la société paonaise. Le propos du livre [à comparer avec "Le
temps des changements" de SILVERBERG] est de montrer que la structure du
langage peut induire une structure sociale. Qu’est ce qui fonde un ordre social
en effet ? Un ensemble de lois et de coutumes, mais aussi des croyances, donc
des modes de pensées, donc des langues. Le langage est un fait social.
Si langues et sociétés fonctionnent sur le mode de la
reproduction, on peut s’interroger sur le rôle tout puissant du locuteur, celui
qui détient la parole. C’est le sujet de « 1984 » de George ORWELL, un livre
phare de la science-fiction et de la littérature du XXème siècle. Winston Smith
vit dans une société totalitaire, condensé de fascisme et de stalinisme, qui
contrôle les agissements et les pensées de ses concitoyens. Contrôle, torture,
peur, haine, culture de la dénonciation, lavage de cerveau, les adeptes de Big
Brother maintiennent une pression constante. Winston entre en résistance avec
comme seules armes, la volonté de comprendre, l’amour, le goût de la lecture,
de l’écriture. Il sera "écrasé" comme dit ORWELL.
Dans ce monde sans espoir, sans liberté, sans mémoire ou
l’Histoire est constamment réécrite et falsifiée, le langage est l’outil
essentiel du Pouvoir, de la Dictature. Ce livre est le récit du totalitarisme
et du mensonge. Le novlangue [le nouveau langage], dont l’auteur décrit les
caractéristiques dans un appendice, a un objectif : l’asservissement des
individus par la dépersonnalisation. La structure de cette langue, les règles
syntaxiques s’articuleront donc autour des items suivants :
La disparition : suppression des mots et des
concepts associés à des valeurs morales et spirituelles. Ou encore, en
reprenant la terminologie linguistique, détruire le signifiant c’est à dire la
trace matérielle du signe pour effacer le signifié qui lui est associé, c’est à
dire le concept. Adieu donc à la justice, l’honneur... et quand il ne disparaît
pas, le mot gênant est restraint dans son sens : le mot "libre" n’est
utilisé que pour dire "le chemin est libre"
Les oxymores : « La liberté, c’est l’esclavage
», « la guerre c’est la paix », des slogans qui inversent le sens des mots pour
inverser le sens des valeurs.
L’agglutination : des mots concaténés
remplacent des expressions [minipax pour ministère de la paix, miniver pour
ministère de la véritéqui est celui du mensonge-], la préfixation et la
suffixation à outrance [doubleplusbon] permettent d’économiser l’emploi
d’adjectifs.
En parallèle, adieu à l’écrit, support de la mémoire,
remplacé par une oralité support d’un présent perpétuel.
Pour l’anecdote, évoquons un reportage récemment diffusé
par arte, sur la vie d’un cadre du Parti communiste nord coréen : dans la
cuisine de son appartement est fixée une radio. Cette radio émet de façon
continue des « informations ».Il est interdit de l’éteindre. Lecteur de
"1984" cela ne te rappelle-t-il rien ?
POUVOIR
SUR LE REEL : LE MOT MAGIQUE
L’admirable cycle de Terremer de Ursula LE GUIN raconte
l’initiation et l’accomplissement de Ged l’Epervier, "un jeune sorcier
prometteur de l’école de magie de l’île de Roke, dans le cadre du monde
médiéval de Terremer." Dans Terremer, chaque créature et chaque objet
inanimé possède un vrai nom, un nom qui dit son essence. Connaître son nom
signifie reconnaître l’objet ou l’être et aussi le contrôler. C’est la base des
apprentissages de l’Ecole de Magie. C’est une façon de reconnaître le pouvoir
des mots et la façon dont ils modulent notre perception de la réalité.
La connaissance du « nom secret des choses » est à la fois
quelque chose de contemporain et de très ancien. Contemporain, parceque lorsque
nous apercevons une fumée au cours d’une balade estivale en foret, nous pensons
immédiatement à un feu et aux dangers encourus. La fumée est le signe du feu.
Ou inversement, le feu est le nom secret de la fumée : maîtriser le feu c’est
supprimer la fumée.
Mais Les noms secrets que prononce Ged viennent d’un
Langage Ancien. C’est une thématique que l’on retrouve chez LOVECRAFT : à
créatures anciennes, langues anciennes. En fait ce qui sépare ces vieux signes
des notres, c’est leur fixité, c’est le lien intangible existant entre les
choses et leur représentation. Nos connaissances évoluent, mais les grimoires
demeurent.
Le caractère médiéval de
"Terremer", et par delà de toute une littérature de Fantasy ou Dark
Fantasy, renvoie à une nostalgie, celle d’un monde ou « le langage n’est pas un système arbitraire ; il est déposé dans le
monde et il en fait partie à la fois parce que les choses elles-mêmes cachent
et manifestent leur énigme comme un langage et parce que les mots se proposent
aux hommes comme des choses à déchiffrer. La grande métaphore du livre qu’on
ouvre qu’on épelle et qu’on lit pour connaître la nature, n’est que l’envers
visible d’un autre transfert, beaucoup plus profond, qui contraint le langage à
résider du coté du monde, parmi les plantes, les herbes, les pierres et les
animaux. » [Michel FOUCAULT -
"Les
mots et les choses"]
Dans « Les
maitres-enlumineurs » de Robert Jackson Bennett, la ville de Tevanne
ressemble à une de ces innombrables cités décrites dans les romans de Jack
Vance voir China Miéville, plutôt médiévale que victorienne. A un détail
près : elle est enchantée. L’activité des quatre maisons marchandes qui la
gouverne se concentre sur la production d’enluminures. Enluminer un objet
consiste à modifier les forces physiques qui le régissent, à le détourner de sa
fonction, en y appliquant un sceau comportant des runes. C’est à la fois une
magie et une science du langage. Le temps aidant, les glyphes interviennent à
tous les étages de la vie sociale, que ce soit dans l’urbanisme, la propulsion
des « carrioles », le renforcement des armes existantes.
POUVOIR SUR LE TEMPS
Avec « L’histoire
de ta vie », Ted Chiang renoue avec la complexité linguistique de « L’enchâssement »
de Watson : « Les Heptapodes ont deux formes distinctes de
langage : l'heptapode A est leur langue parlée, incompréhensible pour
les Humains. La compréhension de l'heptapode B, la version écrite de
la langue des aliens, est au centre de l'intrigue. L'heptapode B a une structure
complexe telle qu'un simple symbole ne peut pas être exclu sans changer
tout le sens de la phrase.
L'heptapode B est
expliqué par la compréhension des mathématiques et du principe
de Fermat par les extraterrestres. Louise comprend que le système
d'écriture des Heptapodes vient de la façon dont ils perçoivent le temps, de
façon simultanée, ce qui suggère que le libre arbitre ne change en
aucun cas le cours des évènements, comme si tout était écrit d'avance. Lors du
départ des Heptapodes, un échange de cadeaux a lieu. Louise reçoit en cadeau la
faculté de percevoir le temps de sa propre existence de façon simultanée, à la
manière des Heptapodes. » Source Wikipédia.
LE LANGAGE EST UN VIRUS
"Le samouraï virtuel" de Neal STEPHENSON [ou la rencontre du langage et du
cyberpunk] Hiroaki Protagoniste est un Depêcheur. Entendons par là qu’il livre
des pizzas pour le compte de la Maffia dirigée par Tonton Enzo. La Terre du
futur est partagée en enclaves commerciales dirigées par des hommes d’affaires
tout puissant et peu scrupuleux. Outre la Coza Nostra de la pizza on y trouve
le grand Hong Kong de Mr Lee ou l’empire multimédia de L. Bob Rife.
Hiro est aussi sabreur et hacker dans le monde virtuel du
Metavers. Il complète en effet ses fins de mois en glanant et en vendant des
infos. Or justement le site d’un de ses copains est nettoyé par un crash, un «
snow crash » [du titre en v.o. du livre de Neal Stephenson], causé par un
métavirus « neurolinguistique » qui s’attaque à la fois aux logiciels et aux
humains via leurs nerfs optiques. Quelqu’un essaye de prendre le Pouvoir dans
le monde réel et le Métavers...
Ce livre très intéressant [hormis une interprétation
linguistico religieuse de l’histoire « Giueusesque »] de Stephenson met en
parallèle l’univers virtuel [Internet] et l’univers du langage ou se
déroulerait une guerre remontant à ...Babel c’est-à-dire à l’époque de Babylone
et plus loin Sumer. Gageons que les assyriologues Kramer et Bottero
hausseraient un sourcil en apprenant que le dieu Sumérien des eaux Enki est
qualifié de hacker par STEPHENSON... Mais l’important n’est pas là.
L’auteur effectue une analogie surprenante entre les Idées
et les Virus. Ainsi chacun peut observer que les idées les plus sombres [le
racisme par exemple] ont une faculté de reproduction qui rappelle celle des
agents microbiens biologiques et informatiques : une phase de contamination
suivie d’une phase de dissémination. La dissémination est accrue par les moyens
de communication mis à notre disposition [les médias télévisuels, Internet...].
Il existe deux façons de s’en protéger : l’une naturelle
qui est la barrière des langues [existant depuis ... Babel], l’autre qui est
tout simplement notre faculté de réflexion, antivirus linguistique et
conceptuel contre la bêtise. En outre
STEPHENSON introduit la notion de reprogrammation du
cerveau. C’est un concept équivalent au « lavage de cerveau » dont on a pu voir
les résultats dans les sectes religieuses ou les mouvements terroristes.
Le traitement de l’aliénation par le langage en SF passe
donc de « la raréfaction ["1984"] à la programmation mentale
["Le samouraï virtuel"]. Un langage qui ne fonctionne que sur le mode
de la reproduction et pas de la création est une arme potentielle pour les manipulateurs
de cerveau en tout genre. Telle est la leçon de ce livre.
Cette conception de la toute-puissance du langage est
développée à l’extrême dans deux nouvelles :
"Les neuf milliards de noms de Dieu"
de Arthur C. CLARKE,
ou la prononciation du nom secret de Dieu est associé à un cataclysme cosmique.
Ce texte évoque le pouvoir des mots présent chez les kabbalistes pour lesquels
rappelle STEPHENSON, « nommer une chose c’est la créer » [et on retombe là sur
les mots magiques d’Ursula Le GUIN].
"La Bibliothèque de Babel" de José Luis BORGES.
Cette bibliothèque imaginaire contient des livres remplis de toutes les
combinaisons de signes possibles. On y trouve donc, au sein d’une infinité de
non-sens, toute la littérature connue et à venir mais plus généralement tous
les Savoirs présents et futurs. Ici le Langage contient l’Univers.
Les Sp’thra, imaginés par Ian WATSON dans
"L’enchâssement", l’ont bien compris : ils parcourent l’Univers à la
recherche de tous les langages existants. Ils espèrent, leur moisson terminée,
trouver la clef linguistique qui leur permettra d’accéder à une Réalité
Supérieure. Parmi les langages des Terriens, celui qui les intéresse plus
particulièrement est l’enchâssement. Il est à la fois artificiel [on
l’expérimente sur des enfants « anormaux » dans un hôpital psychiatrique
anglais] et naturel [des indiens amazoniens l’utilisent comme incantation
contre un projet américano-brésilien d’édification de barrages
hydro-électriques]. Qu’est-ce que l’enchâssement ? Prenons la phrase : « Le
chien a chassé le chat qui a mordu le rat qui a mangé le malt » Sa forme
enchâssée donne : « C’est le malt que le rat que le chat que le chien a chassé,
a mordu, a mangé ». Ajoutons des parenthèses pour plus de compréhension : «
C’est le malt que le rat [que le chat [que le chien a chassé] a mordu] a mangé]
» En échange de ce langage, les Sp’thra promettent de livrer le secret de la
navigation interstellaire. Mais l’espèce humaine est une espèce prédatrice et disons-le,
complètement tarée...
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[Une remarque : l’enchâssement désigne
aussi en "narratologie" une imbrication de discours : un auteur
rédige une intrigue, un des personnages de l’intrigue raconte une histoire
mettant en scène des personnages etc ... on obtient ainsi plusieurs niveaux de
réalités non communicants]
Ce livre de SF est ainsi le livre de la toute-puissance du
langage. Celui qui en détient la clef, détient la clef de la compréhension de
l’univers. [Ici, la carte c’est vraiment le territoire]. C’est ce que pensent
les Sp’thra, qui malgré un acquis technologique impressionnant ne s’intéressent
qu’aux signes. Ian WATSON, dans la foulée des travaux de CHOMSKY, suggère que
la syntaxe est une aptitude naturelle indépendante du sujet parlant [qui
semblerait d’ailleurs inscrite dans nos gènes]. La recherche de règles
universelles dans ce domaine par les protagonistes du roman, nous conduit à
reformuler une vieille question : existent-il des lois mathématiques et des
lois du langage communes à toutes les espèces intelligentes de l’univers ?
Enfin ce livre est aussi le livre de la folie. Folie des
politiques, folie des expérimentateurs de Haddon, folie du langage, quand comme
la logique, il tente d’être son propre objet et de s’affranchir du réel. Notre
Univers est il enchâssé dans d’autres Univers ou d’autres Réalités, à l’image
des imbrications de formes et de significations de ce langage ?
CONCLUSION
: SCIENCE-FICTION, QUE TON NOM NE SOIT PLUS !
Serge LEHMAN, dans son introduction à l’anthologie
"Escales sur l’horizon", analyse magistralement les difficultés
qu’éprouve la Science-fiction à s’imposer en France. L’inventaire est
impressionnant qui parcourt les obstacles ou préjugés culturels [la SF est une
littérature américaine] et historiques [le rejet de la science après la guerre
de 14] mais aussi... linguistiques. L’écrivain déploie en effet sous nos yeux
effarés les significations du mot « fiction » telles qu’elles émergent du Grand
Robert de la Langue Française et du Robert des synonymes : « Mensonge,
dissimulation, affabulation, fumisterie, galéjade... » Le parallèle est rapide
: science-fiction = mensonge de la science.
PLATON et PARMENIDE avaient formulé par un paradoxe ce refus
de l’imaginaire : On ne peut parler que de ce qui existe. Inversement si l’on
parle de quelque chose d’inexistant, c’est que cette chose existe. Voilà le
lieu ou le nonlieu dans lequel se débat toute littérature de l’Imaginaire en
France. Cependant on remarquera que la SF ne s’écarte que temporairement de la
réalité afin de mieux la percevoir dans son étrangeté. Elle explore, anticipe
de nouveaux schémas de signification. Plus généralement le propos de la SF
n’est pas ontologique : c’est une littérature attachée au sens, à la vérité
plus qu’à la réalité. Elle ne tient pas un discours métaphysique soucieux de
justifier de l’existence de ses objets.
Cette quête primordiale de la
signification que l’on retrouve dans les contes de fée
[Voyez BETTELHEIM] devrait rassurer le Lecteur : si vous
aimez les Histoires Vraies, lisez de la SF !
BIBLIOGRAPHIE
:
Alfred VAN
VOGT : "Le monde des non-A"
[J’ai lu]
Robert SILVERBERG :
"La tour de verre" [Le livre de poche], "Le temps des
changements" [Le livre de poche], "Le sixième Palais" in
"Les Chemins de la nuit" [J’ai lu] et "L’oreille interne"
[J’ai lu]
Alfred
BESTER : "L’homme démoli" [Denoël Présence du futur]
Jack VANCE
: "Les langages de Pao" [Denoël Présence du futur]
Ian WATSON
: "L’enchâssement" [Pocket]
Neal
STEPHENSON : "Le Samouraï Virtuel" [Le livre de poche]
David BRIN
: "Elevation" [J’ai lu]
Samuel
DELANY : "Babel 17" [Poche]
Roger
ZELAZNY : "Une rose pour l’ecclésiaste" [J’ai lu]
George ORWELL : "1984" [Folio]
Vernor
VINGE : "Un feu Sur l’abîme" [Le livre de poche]
Stanislaw
LEM : "La voix du maître" [épuisé Denoël PDF] et "Solaris" [Folio SF]
Gérard KLEIN : "Les
virus ne parlent pas" in Livre d’or [Pocket]
Theodore STURGEON : "La
soucoupe de solitude" dans "Histoires d’extraterrestres" [Le
livre de poche] ou aussi dans "Les songes superbes de Théodore
Sturgeon", anthologie d’Alain DOREMIEUX [Casterman]
Ursula Le
GUIN : "Terremer" [Robert
Laffont / Ailleurs et Demain]
Arthur C.
CLARKE : "Les neuf milliards de noms de Dieu" in
"Avant l’Eden" [J’ai lu]
José Luis
BORGES : "La bibliothèque de Babel" in Fictions
[Folio]
Carl SAGAN :
"Contact" [Folio]
China MIEVILLE :
« Légationville » Fleuve édition
Robert Jackson
BENNETT : « Les maîtres enlumineurs » - [Albin Michel Imaginaire]
Ted CHIANG : L’histoire
de ta vie in « La Tour de Babylone »[Folio sf]
Ray NAILER : "La montagne dans la mer" - [Le Bélial']
REPONSES
DE L’EXERCICE PRATIQUE :
1
:
LOVECRAFT
2 :
Robert Wise [tiré du film « Le jour où la Terre s’arrêta »]
3 :
SILVERBERG [dans "La tour de verre"]
4 :
Neal STEPHENSON [dans "Le samouraï virtuel"]
5 : Un
homme politique français oublié du début du XXIème siècle
Enfin le titre de la conclusion est emprunté au « mystère
de la Grande Pyramide », aventure de "Blake et Mortimer" dans lequel
Olrik se voit frappé d’un anathème puissant.
Crédit photo - Film Premier contact