Andreas
Eschbach - Des milliards de tapis de cheveux - Neptune
J’ai découvert l’œuvre d’Andreas Eschbach il y a une
vingtaine d’années avec un certain Jésus Video, thriller ésotérique un
peu plus relevé que la production romanesque habituelle d’un Dan Brown. Comment
ai-je pu passer à l’époque à côté du meilleur ouvrage de l’écrivain allemand ?
Il est vrai que sans remonter jusqu’à la salle de cheveux d’Auschwitz, le bien réel commerce capillaire mondial a quelque chose de dérangeant mais c’est
précisément ce que dénonce ici Eschbach dans une histoire placée sous l’angle
de l’absurdité. Au départ simple nouvelle publiée en 1985 Des milliards de
tapis de cheveux reparut en roman en 1995 et remporta un grand succès
public et critique international.
Dans le monde médiéval de la
planète G-101/2, les villageois se livrent depuis des temps immémoriaux à une
activité récurrente qui à la fois génère leurs revenus et structure leur modèle
social. Les artisans consacrent tout leur temps au tissage de tapis de cheveux
destinés à l’Empereur, personnage au centre d’un Empire qui s’étend au-delà des
étoiles. Au sein des familles, les femmes produisent la matière première. Le
sort des hommes n’est pas plus enviable, puisqu’un seul héritier mâle est admis
à reprendre l’activité de son père, les autres enfants étant exécutés. Tous les
ans les marchands viennent récupérer les innombrables tapis et payent les
ouvriers, somme immédiatement confisquée par le collecteur d’impôt.
En chapitres indépendants, par petites touches contant chaque fois un destin
différent, Andreas Eschbach raconte l’histoire d’un monde sans espoir
livré à des rituels immuables. Ici un professeur, un « Zénon Ligre »
à la recherche de la vérité sur l'existence de l'Empereur, là un astronaute impérial cloué au sol délirant sur l'action d'un groupe de rebelles, plus loin un musicien de talent cherchant à échapper à la conscription. Petit à
petit, et c’est un des points forts du roman comme l’avait remarqué Roland Wagner,
l’auteur élargit son propos, recontextualisant l’énigme des tapis à la
dimension de l’imperium. Chemin faisant on passe d’une réflexion sur le Pouvoir
à une interrogation sur la naissance des Mythes et l’impuissance du Réel à les
décrocher de l’esprit des hommes. L’explication finale en mode folie shakespearienne
ne déçoit pas.
La langue poétique évoque Les Galaxiales
de Michel Demuth et si forts sont ces textes que certains comme le chapitre
XIII « Je te reverrai » constituent des fragments autonomes tout
en s’inscrivant dans le continuum de la narration. Des milliards de tapis de cheveux
ressemble alors à un fix-up. Une des multiples facettes d’un très grand
texte.

56 commentaires:
Pour "titiller" le maître des lieux, un petit grain de sable dans le commentarium !
" Il est vrai que sans remonter jusqu’à la salle de cheveux d’Auschwitz, le bien réel commerce capillaire mondial a quelque chose de dérangeant mais c’est précisément ce que dénonce ici Eschbach dans une histoire placée sous l’angle de l’absurdité."
Rappel essentiel. Merci, Soleil vert.
-----------------------------------------
Quant à cette fiction, autour de ce tissage de tapis faits de cheveux de femmes. Quelle coutume ahurissante !
"Au sein des familles, les femmes produisent la matière première. Le sort des hommes n’est pas plus enviable, puisqu’un seul héritier mâle est admis à reprendre l’activité de son père, les autres enfants étant exécutés."
Absurdité et crime.
Que peut faire Andreas Eschbach de ce postulat kafkaien ? Que deviennent tous ces tapis ? Quelle est la raison de ce rituel cruel asservissant les habitants de cette planète, réduisant les pères à un esclavage éreintant, au crime ; les nouveau-nés mâles à la mort sauf le premier ; les filles à être tondues ; les épouses et concubines à mettre au monde, sans joie, des enfants dont l'avenir est sombre ?
Le dénouement de cette intrigue ne peut qu'être absurde dans ce "monde sans espoir livré à des rituels immuables", sauf à traverser des millénaires et regarder par le trou d'une serrure cette histoire à l'envers jusqu'à son origine.
Ah, mais il n'y a pas que des tisseur. D'autres corps de métiers : drapier, éleveurs de bétail , marchands, enseignants, prédicateurs, artisans, pâtres, agriculteurs...une ville moyenâgeuse comme l'écrit S. V. .
De plus je découvre que les femmes ne sont pas tondues comme dans le reportage joint mais que les époux prélèvent leurs cheveux dans les brosses et peignes. toutefois les jeunes femmes sont exposées comme du bétail où l'on prise la qualité de leurs cheveux.
Cet Empereur que personne ne voit semble à la tête d'un régime autoritaire, tyrannique. Il règne près des prédicateurs maléfiques une haine fanatique envers les rebelles... Société patriarcale où les femmes doivent obéir, les filles à leur père, les épouses à leur... maître. . Sauf si un imprévu change les habitudes... Il y en aura-t-il un ?
Le style du livre est souvent poétique malgré le thème. Cela m'évoque Le conte des Mille et une nuits, une atmosphère orientale.
Ainsi ce passage d'une grande beauté.
"Il était fatigué. Ses yeux lui faisaient mal. Lorsqu'il de décida enfin à se détourner de la fenêtre, la lampe à huile s'était déjà éteinte. Plus de flamme, plus de feu. C'était bien ainsi. Il ne savait pas très bien pourquoi, mais c'était bien ainsi.
Il pouvait partir rassuré. Le temps était venu. (...)
Puis ouvrir la porte et la refermer doucement derrière soi. Et s'en remettre à ses jambes pour l'emporter, longer la ruelle, franchir les portes de la ville, les laisser loin, très loin derrière soi, pour aller rejoindre les lunes et se fondre en elles... "
Mais il y a une histoire secrète qui court sous l'histoire. Un crime de sang. Puisqu'il ne faut qu'un fils dans la famille d'un tisseur. Si un deuxième garçon naît et que la coutume voudrait que le père le tue. Si le père change l'ordre des choses en tuant l'aîné qui ne voulait pas tisser les cheveux. Et la jeune fille qu'il aimait qui le cherche partout.
Plus tard, beaucoup plus tard il est possible que l'enfant épargné porte un chagrin inconsolable, celui du fi's aîné sacrifié à sa place.
Cela me rappelle Van Gogh à qui on donna le prénom Vincent, celui d'un frère dont il ne connaissait que la tombe, mort avant sa naissance.
Vivre avec la présence d'un mort en soi, c'est le chagrin de toute une vie...
Être l'enfant de remplacement et porter le prénom de celui qui mort ne n'a pu vivre, ça c'est pour Vincent van Gogh.
Dans le conte d'Andreas Eschbach, l'enfant choisi pour ne pas mourir portera le nom du père, Ostvan. Abron mourra poignardé par son père. Et un feu venu dont ne sait où ravagera la maison et brûlera le tapis en cours de fabrication. Justice divine ?
Deux destins funestes...
mort-né
Les tapis de cheveux ont l'air d'être un prétexte.
Une vengeance, peut-être, s'insinue dans un temps indéterminé et demande réparation.
Enfin, ce ne sont que pressentiments. On dit que les tapis sont des cache-misère...
Sur Vincent van Gogh, cf Hugo. À Léopold mort succède Léopoldine. Comment ne serait-elle pas une reincarnation ? L’usage peut aussi être confusément inspiré de l’aristocratie. Il doit il y avoir jusqu’à Quatorze Guy de la Maison de Laval . Et dans la vieille France, les parrains imposaient le prénom ! L’usagé a pu subsister sans eux. Vous ai répondu à côté, MC ( Tiens, j’ai pensé à signer!)
Oh non, au contraire. Dans cette fiction, c'est le père, plus têtu qu'une mule, qui veut obliger son fils à être tisseur et à continuer son "devoir". Sa femme accouche d'un garçon que normalement-enfin, dans leurs coutumes-- le père aurait dû supprimer.
Agacé par la résistance de son fils aîné, il décide de garder le nouveau-né et de tuer l'aîné, espérant que ce deuxième fils lui ressemblera et c'est dans ce désir de mimétisme qu'il décide, haut et fort, qu'il portera son prénom.
Là, je fais le lien avec Vincent Van Gogh. Un enfant mort-né juste un an avant sa naissance, un enfant providentiel qui fut pour la mère un remplaçant envoyé par le ciel ! Et très jeune, on le conduisait sur la tombe de ce frère où il lisait son prénom.
Cest pour cela que je rapproche ces deux enfants de "remplacement" .
Ce n'est qu'une des pistes du livre d'Andreas Eschbach.
L'autre, plus importante et que je ne connais pas encore, c'est pourquoi ces gens sont obligés de tisser des tapis de cheveux pour l'empereur. Mais que fait-il de tous ces tapis ? Et pourquoi les gens acceptent cet esclavage?
Je sais que je saurai en lisant tout le livre à condition que dans cette fiction le temps soit étirable.
Cette idée de faire des tapis de cheveux ça ne pas venir des habitants. Alors quoi ? Quel rapport entre la nature de cette matière première insolite, dérangeante et cet empereur?
Je pense que c’est un souvenir des années 1939-45. À noter que je n’ai pas lu ce livre et que ma note vaut pour le monde réel…
Au demeurant, ça ressemble à l’utilisation d’un vieux fonds germanique. Comme disait ma mère, « les cadavres, ce n’est pas ça qui les embarrasse! »
Les Allemands, bien sûr ! MC
C'est intéressant votre remarque. C'est le temps terrible où ce fou et ses sbires ont tenté d'exterminer un peuple, d'humilier, d'épuiser par un travail absurde qui ne servait à rien. Ces tapis si difficiles à réaliser, s'ils ont un rôle de tapis seront piétinés. De plus les ordres sont tels qu'ils sont observés. Obtenir d'un père qu'il tue ses nouveau-né mâles avec les pleurs mais l'obéissance des autres. Et c'est un écrivain allemand qui tenterait cela. Vous me faites penser à Anselm Kiefer cet artiste allemand qui a besoin de dénoncer cette barbarie nazie. A Brecht et Arturo Ui...
"La Résistible Ascension d'Arturo Ui", cette pièce de théâtre de Bertolt Brecht écrite en 1941...
Toutefois, nous sommes ailleurs. C'est un univers de science-fiction. Cette planète dominée par un fou, l'empereur... Voudrait-il punir ce peuple? Se venger de quelque chose ? Je remarque au fil des pages que leur lieux de vie sont boueux, poussiéreux, qu'ils semblent régresser dans la peur. Il y a aussi des présences troubles de prédicateurs.
Arrivent des voyageurs dans un vaisseau spatial qui ne comprennent pas cette histoire de tapis de cheveux... Le futur et le passé. Un choc terrible.
Soleil vert a choisi un livre tout-à-fait insolite où l'Histoire rencontre des êtres venus du futur qui interrogent le passé .
De plus cet empereur ou certains personnages semblent vivre anormalement longtemps eux où les fantasmes qu'ils ont fait naître. L'avertissement de Soleil vert en début de billet ne fait pas l'impasse sur les monstruosités des camps d'extermination et d'autres oppressions dans le monde si on ouvre le lien.
Mais votre analyse repose sur une intuition puisque vous n'avez pas lu ce livre. Il y a plein de courtes histoires qui sont autant de motif dans le... tapis de cette fiction. De très beaux personnages, des ambiances non germaniques, plutôt orientales. Enfin, moi aussi je n'ai pas lu tout le livre... Il en a écrit un autre sur Jésus comme si venant du futur un journaliste muni d'une caméra avait voulu filmer Jésus... et que le projet n'aurait pas permis un retour vers le futur. Étrange écrivain taraudé par l'Histoire.
Votre commentaire de 23. 03 ne me semble pas du tout correspondre au roman que je lis.
leurs-motifs
Toujours étrange ce roman. Peu à peu nous sommes avec les membres du vaisseau d'exploration sur la planète où étaient fabriqués les tapis. Les marchands de la guilde se plaignent de leur production en nette baisse. Un prisonnier venu dont ne sait où confie que l'empereur n'est peut-être plus en vie, qu'ils auraient dû trouver les tapis de cheveux dans son palais, que ce sont des merveilles d'artisanat, qu'il fallait toute une vie pour en réaliser un.
Nous sommes transportés dans un monde où l'on parle d'autres mondes, de planètes connues ou inconnues. L'équipe du vaisseau cherche à comprendre cette tradition des tapis de cheveux, le rapport avec cet empereur qui les aurait commandés alors qu'on n'a trouvé aucun de ces tapis dans l'immense palais désert.
Le Roman tourne à l'enquête policière. Le prisonnier ne dit pas grand chose... Et pour quelles raisons est-il prisonnier ?
Le mystère s'épaissit. Pourtant je n'en suis qu'à la page 129, chapitre VIII, sur 305 pages, soit à peine la moitié du roman.
Oui , ce n’est qu’une intuition, mais nous me permettre de la croire fondée…un auteur d’une autre nationalité n’eut pas utilisé ce symbole là…
Bonne lecture, cela dit ! MC
Bonjour, dommage que vous ne puissiez ouvrir les liens. Celui de So'eil vert en tête de billet élargit le commerce de cheveux à d'autres pays, à d'autres époques. Mais oui la mémoire de cet écrivain n'est pas indemne d'un passé proche.
Parfois, je lis le roman hors de tous ces symboles. L'histoire est ahurissante. On est loin des mèches de cheveux gardées autrefois dans de petites boîtes ou des médaillons pendentifs. c
Comme les dents de lait comme des objets fétiches.
Ce qui est surprenant dans ce roman c'est que les personnages n'ont pas de mémoire précise, sauf un, peut-être... Un rite absurde qui traverse le temps que he trouve kafkaien par son absurdité et son manque, provisoire, d'explication.
Oui, c'est une lecture intéressante qui ne ressemble pas vraiment à la littérature de science-fiction.
Un très beau chapitre IX où un professeur de musique, ayant découvert le talent exceptionnel d'un jeune flûtiste, risquera sa vie pour protéger sa fuite. Il avait déserté la garde impériale pour jouer de la musique. Un chapitre aérien, tout empli de musique et de sensibilité .
Cette expédition Gheera a découvert qu'il ne s'agit pas d'une planète productrice de tapis mais d'une galaxie composée de 8347 planètes productrices de tapis mais aucun tapis visible à ce jour. ! "Il n'y a rien dans le palais qui ressemble de près où de loin à un tapis de cheveux.
La langue répandue dans les mondes de Gheera correspond à un dialecte qui était parlé selon les linguistes il y a environ quatre-vingt mille ans. (...)
Le transport des tapis est assuré par une grande flotte constituée de navires. (...) Une caste particulière en a la charge, la case des navigateurs impériaux. (...)
Sur les planètes elles-mêmes on ne trouve que des cultures post-atomiques primitives.
L'expédition a pu les suivre jusqu'à une gigantesque station spatiale, extrêmement bien surveillée et puissamment armée, en orbite autour d'une étoile double (...) en fait, un trou noir. "
Ça devient très compliqué de se repérer dans cette histoire ! Je n'y comprends plus rien du tout !... Mais je continue !
Ce que je n'arrive pas à coordonner c'est le changement d'époque avec ces personnages qui traversent le temps et les histoires. Il y a vraiment beaucoup de personnages, de nombreuses petites histoires, des détails qu'on oublie.
Cet empereur n'est peut-être pas celui que la brutalité de ses armées rend redoutable. Il est bien mort puisqu'il y a photo ! Alors pourquoi ces milliers de tapis qui asservissent les familles des tisseurs, rendent la vie des familles bien pénible.
J'ai cru comprendre que ce vaisseau cherche un des leurs resté par erreur sur cette planète inconnue.
Ces tapis commencent à me lasser...
Il n'y a pas assez de rebelles.
Abron aimait un livre que son professeur lui avait fait découvrir, un livre qui le faisait rêver d'un autre monde... mais il a été assassiné par son père qui a veillé à ce que le deuxième n'aille pas à l'école.
Cest une planète où penser par soi-même n'est pas toléré.
Pour l'instant j'ai du mal à voir une ligne directrice à l'assemblage de ces petites nouvelles.
Peut-être n’y en a-t-il pas….
De temps à autre, des liens par cette recherche de tapis...
C'est comme si l'auteur avait quelque chose à dire qu'il cachait en fragments dans ces historiettes. Une révélation aussi absurde que le reste du livre qui ressemblera à un épilogue mais n'en sera pas un. C'est une fiction de faux semblants. J'attends aussi que Abron ne soit pas oublié, celui qui aimait l'école et les livres. Une lumière dans ces ombres.
Vous avez peut-être raison. Il y a beaucoup de cheveux dans certaines œuvres d'Anselm Kiefer que j'avais vu au Grand Palais.
Le passé taraude...
Récapitulatif :
Première période.
Ostvan le tisseur tue son fils Abron pour que le deuxième fils, né de sa concubine Garliad, le remplace. (Abron fréquentait l'école, aimait lire, ne voulait pas être tisseur.)
Il n'y a qu'un fils toléré par famille sur cette planète qui passera sa vie à tisser un seul tapis. Ce tapis vendu procurera assez d'argent au fils pour qu'il puisse se marier, faire vivre sa famille, espérer un fils pour transmettre le métier de tisseur. Les filles, la femme et les concubines servent à fournir la matière première au tisseur : leurs cheveux et à lettre au monde des filles et... un seul fils.
Dirilja est fille unique du marchand de tapis Moarkan. Elle aime en secret Abron, le cherche apprend par la mère d'Abron, la concubine Garliad, qu'il est mort. Elle est en fuite et trouve refuge dans la maison de Ostvan où elle sera concubine à son tour.
Les marchands doivent se donner la mort s'ils n'arrivent pas à vendre suffisamment de tapis. Code de l'honneur.
Le vieux maître d'école de Abron passe dans la maison d d'Ostvan à la recherche de son élève préféré. Il sera tué par son secrétaire.
L'incendie qui ravage la maison d'un autre tisseur, Barlon, brûle aussi le tapis qu'il était en train de tisser. N'ayant pas de garçon, il est ruiné et quitte sa maison.
Deuxième période (pour moi)
Nillian l'étranger. L'homme venu d'ailleurs. Abandonné par son vaisseau sur cette planète. Ils cherchaient une trace de civilisation sur cette planète.
Un autre vaisseau part à sa recherche.
Voilà à peu près ce que j'ai compris de la première moitié du livre. Il yy a donc une articulation entre les différentes histoires mais c'est assez compliqué.
à lettre / à mettre
Un beau clair de lune, page 177 :
"Dehors, la nuit tombait déjà et plusieurs des sept lunes se dessinaient sur le ciel obscur, comme couchées sur un drap de velours noir."
Écoutant les confidences invraisemblables de l'empereur, page 193, je pense à "Un roi sans divertissement" de Jean Giono.
"Qui a dit :" Un roi sans divertissement est un homme plein de misères? "
Ce roman est riche de ce qui est à lire sous les mots... les non-dits...
Ce chapitre XII, "Le rebelle et l'empereur" est remarquable.
En attendant Godot... Ou la vengeance d'Edmond Dantès...
Et maintenant le roi poussière dans sa ville fantôme.
Ce final est grandiose, démesuré...
L'ennui, l'attente et la vengeance !
Il me manque l'atout cœur... Viendra-t-il avant que ne se ferme ce livre ?
Ah voilà ! Ça me taraudait ce titre commençant par " des milliards de...", la réponse de l'énigme est là dans une phrase
page 232. " (...) et les étoiles se sont éteintes."
"Ils regardent en arrière et « pour la dernière fois, au-dessus d’eux, dans la paix des hauteurs, une à une, les étoiles s’éteignaient… »
C'est la fin de ce si beau conte d'Arthur C. Clarke," Neuf milliards de noms de Dieu" que Soleil vert nous a offert un jour .
https://soleilgreen.blogspot.com/2023/09/a-propos-des-neuf-milliards-de-noms-de.html
C'était magnifique!
Intéressante, la fin du ran. Tellement absurde...
roman
Un message pour vous sous le billet "Le Journal de mon père", à propos de Michel Butor.
C'est vraiment un étrange roman dont la fin échevelée me laisse perplexe. L'imaginaire de cet écrivain est tortueux.
J'aime beaucoup le court et magistral épilogue. Magnifique.
C’est un peu les Montagnes Russes à vous lire…
Oui, le roman m'exaspère et me plaît. C'est ainsi.
Je le trouve embrouillé, trop chargé d'histoires pas toujours captivantes. Toutefois, cette personnalité double de l'empereur m'a plu. Je ne peux développer pour ceux qui n'ont pas lu le livre.
Ces tapis de cheveux sont une image lourde, pas agréable du tout. Ce monde en décomposition sur cette planète oubliée n'est pas attirant. Ces habitants transformés en esclaves, très bornes, pas terribles non plus.
Les attaques au pistolet laser... Je ne suis pas un ado !
Donc, malgré ce brouet indigeste, de très beaux personnages, un art de surprendre, une écriture soignée. Des lunes qui font rêver, des trous noirs voraces, des disparitions d'étoiles qui reviennent pour les morts...
C'est effectivement une lecture chaotique...
Sans oublier la présence de l'absurde de plus en plus présent dans le déroulement du roman. Ça se termine par un non-sens absolu.
Enfin pour qui aime une recension plus paisible, lire le très fin billet de Soleil vert sans oublier les liens.
Doublon!
Je regarde Sophie Adenot qui s'envole avec ses collègues pour la station spatiale internationale. C'est magnifique.
Que c'est beau ce vaisseau maintenant autonome en orbite autour de la terre recouverte de nuages blancs comme de la ouate avec au loin le soleil ! On l'entend parler, ses collègues aussi. Ils sont confiants, assurés de la vigilance de l'équipe restée sur terre.
Déjà Claudie Haigneré il y a 25 ans.
Ces femmes me font rêver.
Maintenant ils peuvent se détacher et enlever leur scaphandre de voyage. Ils vont pouvoir se déplacer en apesanteur dans la cabine. Ils sont quatre.
Cest une vidéo retransmise de la Nasa et de la Cité des sciences à Paris.
Aimeriez-vous, Soleil vert, être avec eux ?
Elle a peut-être emporté pour lire la série de Mary Robinette Kowal de ”La Lady astronaute”
Elle a un livre, c'est certain mais lequel ?
Là-haut : Avec quelques décennies en moins oui. SV
En SF c'est tout à fait possible... Quels livres emporteriez-vous ?
Peut être Heinlein, Double Étoile? MC
Double étoile c'est un peu le problème des pseudo sur les blogs. Jouer un rôle et ne plus pouvoir en sortir...
Enregistrer un commentaire