Anton Hur -
Programme éternité - Albin Michel Imaginaire
Université sud-africaine de Sciences et de Technologies, ville du Cap. La docteure Mali Beeko, poursuivant les travaux de sa mère, met au point un traitement définitif contre le cancer à base de nanotechnologie. L’idée est de remplacer les cellules par des « nanites ». Ce procédé génère un effet secondaire inattendu, le patient devient immortel. Et voici que le premier d’entre eux (il y a un patient 0, on connaitra son identité ultérieurement) Yonghun Han disparait pendant quatre jours, avant de réapparaitre dans un état de confusion mentale. Est-il toujours le même ?
Coréen né à Stockholm, romancier et traducteur, Anton Hur fait partie de
ces écrivains nomades (j’emprunte l’adjectif à Jacques Attali) qui ayant grandi
ou vécu dans plusieurs pays décloisonnent apprentissages et centres d’intérêt
culturel et dont on guette avec impatience l’acuité d’un regard neuf porté ici
sur notre genre préféré, la littérature de science-fiction.
Si les thèmes abordés, les nanotechnologies, le clonage, l'intelligence artificielle ne
sont pas en soi des nouveautés ils s’expriment ici par le filtre de la
subjectivité des personnages, l’auteur privilégiant un vécu existentiel repoussant
l’attirail scientifique et technologique au second plan. La construction du récit par paliers temporels rappelle Stapledon
ou l’escalade de la complexité décrite par Lucazeau dans La (formidable)
nuit du faune.
La première partie « Futur proche » est la
moins active. Elle apparaitra à d’autres lecteurs comme un sentier fleuri où l’on
croisera le Macbeth de Shakespeare, et Milton, sans compter l'inévitable T.S. Eliot. Mine de rien le pyrotechnicien
Anton Hur jette des ponts entre le dialogue socratique et le machine learning
ou confronte heuristique, poésie et musique ! A
cet égard Programme éternité est un condensé de réflexions scientifiques
et philosophiques de haute volée.
Cette fiche de lecture a été rédigée dans le cadre d’un
service de presse. Elle est dédiée à la mémoire de mon ami Gérard de Bordeaux qui n’a pas eu
la chance, lui, de bénéficier du programme éternité.

Quelques corrections. SV
RépondreSupprimerSi, il arrive que la poesie anglaise ait des accents impérialistes, ce n’est pas la meilleure )!The Light of India).
RépondreSupprimerUne IA qui lit’TS Eliott…il faut oser l’imaginer! Le tortueux lu par plus tortueux que lui..,
RépondreSupprimerJe me demande si parmi toutes les lectrices ou lecteurs de ce blog (enfin trois pelés et un tondu comme dirait quelque que connais bien) quelqu'un (e) s'est interéssé(e) à l'explication du Jeu de dés de Mozart fourni par JF Zygel, fameux commentateur musical entre autres de Ma Mère L'Oye de Ravel
RépondreSupprimer@ Je me demande si parmi toutes les lectrices ou lecteurs de ce blog (enfin trois pelés et un tondu comme dirait quelque que connais bien) quelqu'un (e) s'est interéssé(e) à l'explication du Jeu de dés de Mozart fourni par JF Zygel (sic),
RépondreSupprimerUn pelé qui a du mal à comprendre ce questionnement... Sa réponse du tondu est non, ais est-ce grave, Doctolib SV ?... :-)
oups... , j'ai oublié de signer JJJ @ 9.44. Suis allé voir le bon Sylvain... , mais pas de piano sous les doigts, juste un clavier "bien déglingué", un zeste de Bach.
RépondreSupprimerMerci à vous et BJ à tous vos aficio-n-ados,
https://www.youtube.com/watch?v=OjozanoZJz8
Quand on rentre dans l’éternité, on abandonne son statut d’humain.
RépondreSupprimerMais.. . Il ne la définit pas ! MC
RépondreSupprimerPour la suite et dans cette bibliothèque infinie de So'eil vert, peut-être se reporter à un ouvrage d'Isaac Asimov traitant dun voyage temporel : "La fin de l'éternité".
RépondreSupprimerSoleil vert doit bien avoir, dans un de ses cartons entreposés dans le garage d'un ami, ce livre.
Asimov, bien vu. SV
RépondreSupprimerJe ne crois pas me tromper même si le fiant à ma mémoire ; « Et j’ai dit : ceux qui construisirent cette ville sont des Dieux »… « et j’ai dit les Dieux qui l’ont construite étaient fous ». Le thème de la folie des Dieux est aussi central quoique discret chez Borges. Cela dit , je ne suis pas responsable de la définition de l’éternité , même si je la ratifie …. MC
RépondreSupprimerDieux fous ou demi-dieux fous on en reparle bientôt. SV
RépondreSupprimerEt après avoir été centurion , on meurt Ca apres avoir croisé Homere,, tandis que votre manuscrit échoue chez Cartaphilud, le Juif Errant, devenu Antiquaie,.. MC
RépondreSupprimerCartaphilus!
RépondreSupprimerIl a raison pour Homere , qui ne mentionne l’ Alphee ni dans m’ Iliade, ni dans l’´Odyssee…. MC
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