E.
J. Swift - Quand les loups reviendront - Bragelonne
Sixième roman de E.J. Swift, mais premier traduit dans l’hexagone, Quand les loups reviendront raconte le chemin de vie de deux militantes écologistes britanniques, entre 2020 et 2070. La vocation de Lucy Gillard surgit dans son enfance au cours d’un séjour effectué chez ses grands-parents lors de l’épisode du Covid. Son grand-père puis sa grand-mère l’initient au jardinage; c’est ainsi que nait, au cours de séjours répétés chez eux et au contact de la nature, une idée fixe qui ne la quittera jamais, la restauration des habitats naturels de la Grande Bretagne. Au cours de ses années universitaires elle intègre une communauté activiste.
Le parcours d’Hester Moore est plus solitaire. Lors d’un séjour dans la région de Tchernobyl elle filme des chiens ou des loups
errants. Elle adopte une petite chienne-louve Lux dont la mère n’a pas survécu
à la radioactivité. Elle devient réalisatrice de documentaires à succès,
filmant entre autres les tenants et opposants d’un projet de transformation en
marais de terres agricoles. A la mort de son père elle laisse son frère Jack reprendre
seul la ferme familiale; l’élevage et l’abattage des bêtes ne l’ont
jamais inspiré.
Ce roman « d’éco-science-fiction » où le
lecteur est partie prenante puisque les premiers épisodes relatent des
évènements épidémiques ou caniculaires contemporains n’est pas un récit
apocalyptique ou catastrophe. Il s’inscrit dans une veine optimiste aux côtés du
Ministère du futur de Kim Stanley Robinson. Le monde change, les nations se
recomposent, une nouvelle alliance va peut-être s’établir entre l’homme et la
nature, une recouvrance en quelque sorte. Quand les loups reviendront aborde
aussi en filigrane le sujet - politique - de la mise à l’épreuve du droit de
propriété face au droit environnemental.
L’intrigue adopte un ton intimiste absolument pas
militant et l’écriture un registre sensible. L’existence des deux femmes
racontée alternativement se confond néanmoins avec leur engagement et il
leur faut parfois payer le prix d’un difficile cheminement dans leur sentier de
vie. L’émotion on la trouve chez Hester et son attachement fusionnel avec Lux,
un peu moins chez Lucy malgré la disparition des grands-parents figures de
substitution de parents curieusement absents. De longs passages racontent l’imprégnation
des deux militantes dans la flore et la faune.
A l’opposé de la vision apocalyptique de forts romans
comme Génocides ou Le Monde vert dans lesquels la Nature étouffe l’Humanité
- et on pourrait même citer le texte radical « Encore cinq ans »
d’Audrey Pleynet - E. J. Swift dessine un avenir sans doute incertain mais où les
combats pour la réconciliation ont supplanté les guerres de conquête.

Donc, les loups ont disparu dans les années 2020 et suivantes. Canicule suivie d'incendies dévastant les forêts et leur faune.
RépondreSupprimerCes deux dames âgées, cinquante années plus tard, sont encore vivantes et bavardes. Leurs échanges nous offrent dans cette fiction, (à vous lire) les efforts des écologistes pour entraîner les peuples vers plus de sagesse. Un roman, pour une fois, de réconciliation (je vous cite) avec la vie et la nature.
On ne peut trouver fable collant plus à l'actualité. Merci, Soleil bleu.
"La terre est bleue comme une orange. Les mots ne mentent jamais."
E. J. Swift
RépondreSupprimerE pour Emma
Rien pour le J. Sa part de mystère... C'est très anglais pour signer un livre chez les auteurs anglais !
"Rapprochez-vous du feu, Hester. Attendez, je vais vous donner une autre couverture voilà. On va l'attiser toute la nuit...."
RépondreSupprimerJ'adore ces deux vieilles dames blotties sous leurs couvertures près d'un bon feu et qui vont dans la pénombre laisser venir leurs souvenirs.
Quel début charmant !
Néanmoins tout en découvrant votre livre de E. J. Swift, je ne lâche pas l'écran de télé très longtemps. La nuit sidérale a été vite poussée par le jour. De nouveau la planète bleue lumineuse en arrière-plan. 400 km... Et plein cadre sur les deux astronautes qui travaillent méticuleusement en dialoguant sur cette énorme antenne à remplacer . Les voir avec ces énormes gants et combinaisons qui les font ressembler à des bonhommes Michelin, les voir donc visser et dévisser ces énormes boulons. Et tout ça en temps prévu, suivant les procédures prévues. C'est tout à fait extraordinaire. Cette station spatiale internationale offre un univers de science-fiction. Ils deboulonnent, boulonnent et on entend leurs échanges comme s'ils étaient dans la pièce d'à côté ! On dirait des jumeaux...
RépondreSupprimerJe lis et suis surprise de voir le livre ressembler au petit écran de la télé : "Je nous imaginais montant dans le ciel, contemplant le monde à travers une coquille translucide et nacrée."
RépondreSupprimerAu même moment je vois le visage de Sophie Adenot au travers de la visière translucide de son casque d'astronaute.
C'est extra!
Ce qui est encourageant ce sont tous ces pays (États-Unis, Russie, Europe dont la France en ce moment et les Anglais , Japon, Canada) qui se succèdent et se remplacent pour travailler ensemble dans cette station spatiale internationale. Véritable laboratoire volant à raison d'équipes de sept astronautes se relayant. Là au moins pas de guerre ! .
RépondreSupprimerOn ne dirait pas que la station se déplace à la vitesse de 28000 km/h car il n'y a pas de vent sur les combinaisons des astronautes.
J'aime bien le vent. J'aime bien la durée des nuits et des jours. Ce doit être un sacré dépaysement.
C'est l'Américain Anil Menon, Qui bricole avec elle dans l'espace. Il est précis et charmant avec elle. On sent qu'ils sont en confiance.
RépondreSupprimerEh bien non pas d'anglais aujourd'hui même s'ils parlent en anglais.
RépondreSupprimerSophie Adenot (France, Agence spatiale européenne – ESA)
Jessica Meir (États-Unis, NASA - commandante). Je crois que c'est elle qui aidait les astronautes à revêtir leur scaphandre. Une belle brune toute bouclée.
Jack Hathaway (États-Unis, NASA)
Andrey Fedyaev (Russie, Roscosmos)
Anil Menon (États-Unis, NASA), celui qui est avec elle en dehors de la station)
Pyotr Dubrov (Russie, Roscosmos)
Anna Kikina (Russie, Roscosmos).
Le semble que ce sont les Russes qui étaient là à leur arrivée et qui les ont accueillis.
C'est beau tout cela. Vraiment beau.
J'ai trouvé cela sur internet. Ça m'a plu. Le nom Epson a été choisi par Sophie Adenot.
RépondreSupprimer"le «e» grec) incarne l’essence des petites contributions qui ont pourtant un impact. En mathématiques, ε désigne en effet une petite quantité, tout comme le rôle d’un astronaute dans l’immensité d’un vol spatial. En astronomie, il représente la cinquième étoile la plus brillante. d’une constellation. "
C'est magnifique de modestie.
Epsilon
Supprimer"Le patch de la mission comporte de nombreux points, symbolisant ces petits riens. Il comprend aussi un colibri, l’un des plus petits oiseaux de la Terre, essentiel dans les écosystèmes pour la pollinisation de nombreuses plantes. Trois points de couleur rappellent le drapeau français et représentent la Terre, la Lune et Mars. Enfin, l'étoile filante rappelle de manière poétique que les rêves nous maintiennent en vie. "
C'est vraiment réaliste ce début de roman. L'épidémie, les masques ça me rappelle le Covid, comme le confinement. La grand-mère de l'enfant dans ces pages lui apprend que la terre ce n'est pas sale que c'est plein de vie. Et l'enfant plongé ses mains dans la terre avec appréhension car sa mère lui a demandé de ne pas se salir. C'est, je crois, une grande découverte pour elle de l'ordre de l'interdit transgressé.
RépondreSupprimerÀ vrai dire même dans ISS le monde n'est pas parfait. Les deux Russes sont mis à part car la mission Epsilon est réservée aux Américains et Français. Et j'apprends qu'en 2030 ils la quittent tous, l'ISS aura une suite privée. Un Russe qui s'était entraîné avant le départ avec Sophie Adenot à été renvoyé car accusé d'espionnage par les Américains et remplacé par un autre astronaute.
RépondreSupprimerBref, même là-haut le monde n'est pas parfait.
C'est très beau la fin de cette mission. Des boulons récalcitrants ont rendu cette difficile manipulation plus longue que prévue. Mais la première partie à été réalisée brillamment. Ils ont tout laissé bien rangé, bien arrimé à l'extérieur ou à l'intérieur du sas de recompression. J'étais contente qu'ils soient rentrés, sas refermé. Maintenant tout plein de contrôles, c'est normal. Ils doivent être épuisés. Quelle journée ! dit-elle en remerciant tout le monde et en reconnaissant les incertitudes et difficultes imprévues.
RépondreSupprimerJ'ai été étonnée et admirative de la qualité des images filmées depuis le casque de Sophie Adenot.
De belles heures partagées avec ces astronautes courageux et dignes et la vigilance de leurs collègues et de la NASA qui les suivaient dans des dialogues confiants et utiles. Une belle leçon d'humanité avec une suite à prévoir : l'installation de la nouvelle antenne.
C'était bien de vivre cela et en même temps de découvrir ce nouveau roman dont le début est si proche de notre expérience.
Donc, pour la première fois j'ai lu le mot "loup" pas comme je l'imaginais. Il s'agit de chiens errants se liant avec des loups puisque les êtres humains les ont plus ou moins abandonnés.
Maintenant un autre infini qui fera lien et avec ce livre et avec l'espace : "Océans". Un film documentaire extraordinaire de Jacques Perrin et et Jacques Cluzaud. Découvrir les océans de l'intérieur avec ces créatures qui le peuplent, les tempêtes. Quelle beauté ! Et quelles menaces sur ce petit peuple innocent (déjà abordées ici récemment. avec la belle fiction de Jeanne-A Debats, "La Vieille Anglaise et le continent", des cétacés inoubliables et leur amie Ann Kelvin cette vieille dame de plus de 70 ans avec un gros caractère dont on transfère l'esprit dans le corps d'un cachalot. Aller nager avec les dauphins, les baleines et un cachalot. Poésie et sciences mêlées... Justement ce que je vois en ce moment à l'écran. Une baleine et son petit qui sautent hors de l'eau dans des gerbes d'écume.
RépondreSupprimerJ'avais rencontré Nicolas Cavaillès qui présentait son livre "Pourquoi le saut des baleines" , (publié en 2015) aux Éditions du Sonneur, dans une petite librairie rue Lamarck à Paris. Une belle rencontre étonnante.
RépondreSupprimerJ'ai mis l'océan en pause-enregistrement pour voir les deux astronautes sortir du sas et être maternés par leurs collègues qui les délivrent de leurs gants, casques, combinaisons. Ils sont tellement heureux et chouchoutés. Quel beau travail d'équipe. Ah, je suis heureuse.
RépondreSupprimerLes dernières images du film "Océans" sont terrifiantes. Tempêtes, bateaux en difficultés. Victor Hugo et Jules Verne ne sont pas 'loin...
RépondreSupprimerAutres images terrifiantes, les poisons que les hommes versent dans l'océan. Les espèces disparues. Les eaux qui se réchauffent et les poissons qui cherchent la fraîcheur dans les sanctuaires blancs, loin des hommes. Des poissons et des oiseaux, des mammifères. Ce monde polaire aussi est menacé. Un ours blanc sur la banquise qui fond. Cette image avait attristé durablement mon petit-fils, l'année de ses six ans...
Moi qui crains l'eau vivante où l'on peut se noyer. (terrible souvenir d'enfance d'une baignade dans le Rhône), je suis heureuse qu'il y ait un écran entre ce monde et moi. Être, devenir poisson ou cétacé, oui, mais être humain dans ce monde aquatique ? Hum... Je préfère la terre !
La terre est seule à accueillir la vie. N
Il n'y a pas de planète de rechange dit Jacques Perrin à son fils. La Terre ne nous appartient pas. Elle appartient à toutes les espèces...
Quelle journée ! Le soir est doux et bleu.
Lucy et l'escapade avec sa grand-mère en pleine nature... À la fois ça m'énerve les confidences de cette adolescente et en même temps cela me rappelle des partages avec mes petits-enfants. C'est un peu mollasson, prévisible, charmant. Un peu romance pour ados... ces 100 premières pages.
RépondreSupprimerE. J. Swift réussit si bien les longs passages réservés aux bêtes que parfois les personnages humains deviennent secondaires. Je pense alors à Louis Pergaud ou à Maurice Genevoix. J'aime beaucoup ce temps passé dans l'étable. Oui, les bêtes, tellement importantes. Elles éveillent notre part animale, notre part instinctive. Parfois une sorte de symbiose...
RépondreSupprimerC'est étrange votre choix de livres. Ils sont comme des rades. On monte dans un livre comme dans un bateau et on part ailleurs pour le bonheur d'aller au-delà de l'horizon. Je ne suis pas certaine que Ulysse avait tant envie de rentrer à Ithaque. Rentrer c'était perdre ce désir de rentrer. Il était bien sur la mer malgré les périls. Et puis Pénélope était un songe, une image obsédante...
RépondreSupprimer"Et je la vois
Et je la perds comme un peu de so'eil dans l'eau froide... " Qui a écrit cela ? c'est tellement ce que je pense en cet instant.
J'ai cherché c'est un mélange de deux poèmes d'Eluard. Lui, parlait de la douleur. Je trouve dans cette image le risque de perdre un être en lapprochant comme si le songe était plus fort que le réel.
SupprimerLes bêtes n'ont pas cette hésitation quand elles aiment c'est une fidélité absolue.
Il y a des chapitres émouvants au long des années dans ce livre . Ainsi la sauvetage de la chienne enfermée dans une voiture en plein soleil au moment même où meurt la grand-mère tant aimée.
RépondreSupprimerLes animaux souffrent beaucoup dans ce livre surtout à cause de l'indifférence des hommes ou de leur cruauté.
Tout cela est réaliste, fait partie déjà de notre temps.
Le contre-feu vient de l'attention de ceux qui aiment les bêtes liant leur devenir au leur..
C'est très mystérieux les liens entre le monde animal et celui des humains. Ça vient de si loin. Un respect, une liberté réciproques.
Et parfois une attaque animale imprévue qui renforce la peur de l'autre. On aurait envie que les bêtes vivent tranquilles dans la nature, loin des hommes.
A part les animaux de compagnie, le monde sauvage a-t-il gagné à être approché et apprivoisé par les humains ?
Je pense à un roman de Maurice Genevoix, magnifique. Rroû. Un chat qui reprend sa liberté malgré la tendresse des humains. J'avais aimé la façon dont en écrivant il devenait peu à peu ce chat.
RépondreSupprimerJ'ai relu tous les billets que vous avez écrits où un ou plusieurs loups traversent le roman et les commentaires. Ce sont des fictions où les hommes se métamorphose t en loup qui devient une métaphore de la solitude sauvage d'hommes sentant l'exclusion du groupe. Le loup un imaginaire plus fort que le réel. Peur et attirance mêlées.
RépondreSupprimerJe le souviens avoir lu Croc-blanc quand j'avais 12 ans...
En ce temps-là je n'attachais pas d'importance au nom de l'écrivain ni aux traductions. Seules les histoires m'importaient. Elles me paraissaient créées par la bouche d'un même conteur. Une voix qui traversait le temps et donnait le vertige. Croc blanc, Buck... Jack London né prit pour moi une identité, un métier que bien plus tard. Comme si j'étais née d'une unique transmission orale. Ceux qui racontent. Ceux qui écoutent. Je n'aimais pas écrire. J'aimais dessiner, écouter. Quand je lisais je ne savais pas que je lisais. J'entrais dans le monde des voix. Très proche de celui de la radio, le soir. Le chien des Baskerville...
RépondreSupprimerJe crois que c'est Dumézil dans ses "Esquisses de mythologie" qui a le mieux exploré cette abstraction personnifiée, la Vàc, c'est à dire la Voix articulée, la Parole. Celle qui choisit ses médiateurs, les poètes, les aèdes, les devins en Grèce, accompagnée du chant, des cordes de la lyre. En Inde le Brahman, une sorte d'homme sacré. C'est le Cosmos qu'elle revendique.
RépondreSupprimerParfois, en se penchant sur un texte on cueille des brassées de cette survivance du mythe de la Vàc .
Au Collège de France Dumézil avait évoqué la mythologie ossète de Tutyr, le berger des loups, (le saint Théodore du Christianisme) , une figure païenne remontant à des temps très anciens.
Dans le folklore des contes, une parole énigmatique souvent prêtée aux animaux, aux arbres, aux ruisseaux et la présence du loup.
Et la louve de Mars qui nourrit les deux frères abandonnés Romulus et Remus.
Ah, Soleil vert, vous me mettez la tête à l'envers avec vos fictions de loup...
Si je puis dire quelque chose sur Genevoix, saviez-vous que sa Bibliothèque a été dispersée? D’illustres épaves , retrouverez entre autres à St Sulpice.
RépondreSupprimerOh qu'elle triste nouvelle. Il y aurait eu tant à apprendre de ses lectures.
SupprimerDe Genevoix, je n'ai lu ni Rabolio, ni Ceux de 14, graves lacunes
SupprimerCe commentaire a été supprimé par l'auteur.
SupprimerLe lien ci-dessus pour donner envie de le re-découvrir.
Supprimerquelle
SupprimerC'est un roman assez noir, non ? Il n'y a pas de joie dans cette fiction. Entre les virus, Tchernobyl, le dérèglement climatique, les rixes sanglantes entre militants écologistes et les autres. Il y a même des astronautes pas très gais non plus. Des chiens devenant des loups par croisement des races et leur vie sauvage. L'alternance des deux femmes dont on suit la vie, n'adoucit pas l'histoire. C'est un avenir maussade et cette réconciliation avec le vivant est tout sauf de la joie. Ce n'est pas une lecture qui me laissera un bon souvenir. Elle est lourde, poisseuse. A moins que les dernières pages ressemblent à une aurore, ça patauge, ça patauge...
RépondreSupprimerSoleil vert, qu'en est-il de la parution du roman de Eduardo Fernando Varela qui devait paraître fin août ? "Pampa", je crois.
RépondreSupprimerTéléchargé dans ma liseuse le 21 août
SupprimerChic alors! Quand vous l'aurez lu pourrez-vous nous en parler ?
SupprimerJe ne crois pas , Soleil Vert! Raboliot surtout porte sa date de parution !
RépondreSupprimerOuf.! Page 316, une aurore.
RépondreSupprimer"Le soleil se lève. Ses rayons inondent les marais de leur lumière dorée. Tu entends Max retenir son souffle. D'instinct tu devines que, comme toi, il ne cessera jamais d'être émerveillé par ce moment, d'en être profondément ému. Le retour de cette force élémentaire qui, jusqu'à l'instant de son apparition, paraissait incertain. Comme si la nuit pouvait se révéler en fin de compte éternelle. Tu songes au pouvoir de la lumière qui transforme tout ce qu'elle touche, sain et brisé, florissant et pollué. Vivant et mort. Tout se magnifie à la lumière. Et voilà qu'elle joue sur la pointe des roseaux et change la surface de l'eau en un miroir poli... "
Ça fait du bien !
Et ça continue. Chic !
RépondreSupprimer"Au détour d'un taillis de roseaux, le paysage s'ouvre. La colonie est là. Ton souffle se coupe. Tu connais la taille de ces oiseaux, leur envergure d'au moins trois mètres. (...) les voir ici, en Angleterre, dans le Somerset, une colonie de neuf adultes, c'est fabuleux. C'est bouleversant. L'audace de leur retour te fait rire tout haut. (...) Il pousse le bateau jusqu'au bout de la roselière. (...) "
Ces pelicans sont bienvenus.
J'aime bien la fin...
RépondreSupprimer"Une forêt" de Jouannais dans la première liste retenue par les 9 lecteurs du prix Goncourt. Nous avions eu un bel échange sur ce livre que vous aviez choisi.
RépondreSupprimerhttps://soleilgreen.blogspot.com/2026/02/une-foret.html?m=1
RépondreSupprimerMerci SV
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