Sous l’éclairage d’un soleil vert gonflable et de la lointaine clarté
de la Tour Triangle rebaptisée pour l’occasion Tour Bladerunner, je présente
une mini-sélection d’ouvrages de science-fiction parus en 2025. Je n’ai pas été
très friand de nouveautés cette année et je vois dans la création enthousiasmante
en 2026 de la collection Archive du Futur par les éditions du Bélial’ une
démarche à peu près similaire à la mienne dans la mesure ou j’ai revisité
quelques classiques anglo-saxons de Windham, Cherryh, Hamilton et quelques auteurs français comme Messac, Lainé… Je n’ai
pas encore mis la main sur l’anthologie Scribes des Miracles de Serge
Lehman et me désespère d’avoir le temps de lire La semaine des quatre jeudis
et Kafka à Paris, explorations transfictionnelles du Paris de l’entre-deux
guerres par le génial Xavier Mauméjean. Je continue par ailleurs à déterrer les
trésors de littérature générale du monde entier, parmi lesquels quelques
chefs-d’œuvre sud-américains. Et ma foi Terre des hommes de Saint-Exupéry illustré par Riad Sattouf me semble un cadeau de Noël bien tentant.



J'apprécie, Soleil vert grâce à vos liens bleus, la mémoire que font naître ces romans lus et relus pour certains.
RépondreSupprimerLa littérature de l'imaginaire nous conduit effectivement dans toutes ces directions.
Je déroulais la colonne de droite alignant tous vos billets, donc vos lectures toutes ces années. C'est une riche bibliothèque favorisant la science-fiction mais aussi les autres visages de la littérature mondiale.
Merci pour toutes ces explorations.
J'ai entre les mains ce grand roman de Saint-Exupéry, "Terre des hommes". J'avais aimé ce roman écrit dans la longue solitude de Cap-Juby et Riad Sattouf apporte par cette centaines de créations délicates, épurées un supplément de rêve.
Tout est bien.
Les mots vont et viennent comme les vagues des marées, tantôt retenus, tantôt effacés. C'est le temps qui passe...
J'aime beaucoup cette photo de nuit qui surplombe ce billet. Un ballon vert et au loin les lumières de la tour Triangle. Quel poète vous faites...t
Nettoyage…
RépondreSupprimer"Terre des hommes," page 60.
RépondreSupprimer"Il semble que la perfection soit atteinte non quand il n'y a plus rien à ajouter, mais quand il n'y a plus rien à retrancher."
Booh, la perfection chez cet auteur de boy-scouts?!
RépondreSupprimerPour en revenir, S.V, à "Terre des hommes", le souvenir le plus fort que j'en gardais, c'était la longue marche de Guiilaumet, disparu, en hiver, sur le versant chilien des Andes et que ses amis croyaient mort, "car la nuit, là-haut, quand elle passe sur l'homme, elle le change en glace." Il avait traversé une tempête de neige et son avion s'était écrasé à six mille neuf cents mètres.. Saint-Exupéry écrit alors qu'il s'était senti pris "dans une sorte d'accident cosmique" où il n'y avait plus de refuge.
RépondreSupprimerCette étrange aventure dans les rocs et les glaces par quarante degrés de froid est vraie et inoubliable.
Elle ressemble à un songe...
"Seul l'inconnu épouvante les hommes. Mais pour quiconque l'affronte, il n'est déjà plus l'inconnu."
C'était une époque où le matériel était fragile, l'époque des pannes, des recherches, des sauvetages sur un territoire encore inexploré. Et ces hommes survolant la planète, sous les étoiles connaissaient la solitude, le risque de la mort.
Une atmosphère très proche de certains romans que vous nous avez invité à lire.
Ce massif obscur d'où naissent les songes.
Certaines planches de Riad Sattouf pourraient les évoquer.
Guillaumet : ce que j'ai fait aucune bête etc.
RépondreSupprimerOui, c'est cela... Saint-Exupéry a bien restitué l'enfer de glace dans lequel a survécu Guillaumet. Avec beaucoup de sobriété.
SupprimerJ'ai aimé tout autant ce bédouin qui le retrouve dans le désert quasiment mort de soif et à qui lui et son coéquipier doivent la vie.
Deux espaces où l'homme ne peut survivre seul et perdu.
Mais il est vrai que parfois dans d'autres pages d'écriture il est d'une candeur étonnante.
Je crois qu'il a vécu une enfance tellement heureuse qu'il en a gardé une sorte de nostalgie de ce temps-là même s'il n'a manqué ni de courage ni de solidarité dans ce métier d'aviateur.
Riad Sattouf a parfaitement saisi ce non-dit des mots qui prend racine dans le cœur..
J'aime beaucoup votre nouveau billet et les deux liens mais je ne connais pas du tout cet auteur.
John Varley
Supprimerhttps://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/andes-aeropostale-henri-guillaumet-aviateur-1930-disparition
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